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30 mai 2019

Hypertension artérielle pulmonaire: première étude épigénétique mondiale pour traiter cette maladie

En marge de la Journée mondiale de l’hypertension artérielle pulmonaire, l’Institut a annoncé lors d'une conférence de presse la mise sur pied de la première étude épigénétique mondiale sur le traitement de l’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP).

L’HTAP est une maladie vasculaire complexe qui touche principalement les jeunes entre 20 et 60 ans. La qualité de vie de ces patients demeure très précaire en raison de ses symptômes incommodants tels que l’essoufflement et la fatigue chronique. Bien que les traitements actuels atténuent partiellement les symptômes, il n’existe à ce jour aucun traitement pour guérir cette maladie grave qui peut être fatale en quelques années.

Cette étude est dirigée par les docteurs Steeve Provencher, pneumologue et chercheur à l’Institut, cofondateur du Groupe de recherche en HTAP ainsi que professeur médecin titulaire à la Faculté de médecine de l’Université Laval, et Sébastien Bonnet, également chercheur à l’Institut et cofondateur du Groupe de recherche en HTAP, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en recherche translationnelle en maladies vasculaires pulmonaires et professeur titulaire à la Faculté de médecine de l’Université Laval.

 

 L’HTAP est une maladie rare qui se définit par l’épaississement de la paroi des petites artères au niveau des poumons. Cette paroi se durcit au fil du temps. Le rétrécissement engendré altère la circulation du sang et augmente la résistance à son passage. Donc, la pression artérielle pulmonaire s’élève. Cette pression entraîne un effort accru sur le cœur, ce qui peut mener à une insuffisance cardiaque droite. On estime qu’environ 1 million de personnes dans le monde en sont atteintes.

Le concours annuel de recherche de la Fondation IUCPQ permet à de nombreux chercheurs d’entreprendre et de poursuivre des travaux de recherche au bénéfice de la population et des personnes atteintes de maladies cardiovasculaires, respiratoires et reliées à l’obésité. « L’annonce d’aujourd’hui est un exemple concret de l’effet levier qu’a la Fondation IUCPQ auprès de nombreux chercheurs dans l’obtention de financement externe pour poursuivre leurs travaux de recherche. Je suis donc particulièrement fière lorsque je vois l’impact qu’ont les subventions remises dans le cadre de notre concours annuel de recherche » a mentionné Mme Josée Giguère, directrice générale de la Fondation IUCPQ.

Communiqué de presse