Retour aux articles

Charlotte Martineau : « Je me suis réveillée 40 jours plus tard...»

 

Insuffisance cardiaque…défibrillateur…Ces mots résonnent sans arrêt dans ma tête, je n’arrive pas à le croire. J’ai 63 ans, je suis une jeune retraitée en pleine forme, comment cela peut-il m’arriver?

Tout a commencé en 2016, je me rends à l’urgence pour une vilaine pneumonie. On détecte alors une anomalie à mon coeur et je suis référée immédiatement à l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec - Université Laval. À ma grande surprise, j’apprends que je souffre d’insuffisance cardiaque. Je suis sans mots; je sais que mon quotidien ne sera plus jamais le même...

Un an plus tard, mon état ne va pas mieux, on m’annonce que ma valve mitrale doit être changée. Dr Éric Dumont me rassure, m’explique la situation et procède avec succès à l’intervention. Mais voilà que lors d'un suivi, une infirmière du CLSC constate que quelque chose ne va pas. Prise de panique, je retourne rapidement à l’Institut où je subis une intervention d’urgence car de l’eau s’accumule autour de mon coeur!

Convaincue que tout cela est derrière moi, j’arrive à reprendre une vie normale et tout va pour le mieux, mais je ne suis pas au bout de mes peines…

En février 2018, une infection à streptocoque fulgurante m’affecte sévèrement à un point tel  qu’un changement de ma valve mécanique est inévitable… Dr Dumont procède alors à ma 2e chirurgie à coeur ouvert en 13 mois! Mais rien ne va plus pour moi : AVC, crises d’épilepsie, tout dégringole… À ce moment, la seule option est de me plonger dans le coma… au grand désarroi de ma famille.

Quarante jours plus tard, toujours aucun signe d’activités cérébrales. Tout porte à croire que c’est la fin pour moi... les appareils qui me gardent en vie seront débranchés…

Toutefois mon ange gardien, le Dr Dumont, ne perd pas espoir et contre toute attente, je me réveille très lentement… comme si je sortais d’un rêve! Il m’a fallu réapprendre à vivre… Après tout, j’ai été inconsciente pendant près de deux mois!

Aujourd’hui, je vais bien et je profite de chaque journée comme si c’était la dernière! Sans le professionnalisme de Dr Dumont, de Dr Simon, de Dr Langevin, du personnel de l’Institut, je ne serais pas en vie aujourd’hui. J’ai eu droit non pas à une deuxième mais à une troisième vie grâce à eux! Leur présence humaine et rassurante a fait une différence exceptionnelle pour moi et ma famille. Je vous encourage à donner à la Fondation IUCPQ!

Merci de tout coeur!

-Charlotte Martineau